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Les étapes indispensables à l’édition

Hello les Jean-MichMich ! Alors je sais, cet article doit vous sembler bien vague dis comme ça. Mais son but, avant tout, est de rappeler certaines étapes que je considère comme essentielles à l’édition de votre livre. C’est une sorte de mémo et, bien entendu, nous reviendrons plus tard sur ces étapes pour les détailler.

Mais dis-moi Jamie, c’est quoi ces fameuses étapes et à quoi elles servent ?

On va partir d’une hypothèse simple. Vous avez eu une idée révolutionnaire, vos personnages ont mené leur vie et voilà, vous avez enfin fini de rédiger votre premier jet, à savoir votre histoire complète (ou du moins un tome complet). Vous êtes fiers et commencez à réfléchir à comment la diffuser, où, qu’en faire ? Ce mémo est là pour vous aider dans les prochaines étapes.

1- La relecture

Je sais que peu de gens aiment cette étape. Pour ma part, je l’aime bien (sauf quand c’est la 6ème, toi même tu connais ce sentiment. Ou pas. Mais dans ce cas-là, tu le connaîtras bientôt). Mais qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

La relecture c’est toi, auteur, qui la fait. Le principe c’est de relire ton œuvre (sans blague) et de la corriger de fond en comble sur tout ce qui est cohérence, éléments à rajouter ou enlever, rythmique des scènes, des paragraphes et des phrases. En gros tu reprends ce que tu as écris, et tu l’améliores de toutes les façons possibles.

C’est l’étape où tu vas rajouter une scène au chapitre 6 pour approfondir la relation entre tes personnages par exemple. Ou bien c’est là où tu vas te rendre compte que c’est clairement plus cohérent que Bobby, le chien de ton personnage Jodie, soit un labrador plutôt qu’un fox terrier et donc tu vas tout changer là-dessus.

Cela permet de fluidifier ton récit, pour qu’il soit plus agréable et logique.

2- La bêta-lecture

Oui, alors ça c’est aussi un truc que boudes certains, parce qu’ils ne trouvent personne ou qu’ils ont la flemme. Mais c’est ultra-important. Déjà, c’est quoi ? C’est faire lire votre récit par quelqu’un d’autre, qui vous le corrigera. En gros, c’est comme la relecture, sauf que ce n’est pas vous qui la faites.

Pourquoi c’est important, vu que t’as déjà relu ton œuvre tout seul, et bien avec ça ? Parce qu’un regard extérieur peut faire remonter des choses que tu n’as pas vu, te proposer d’explorer de nouvelles pistes ou de nouveaux personnages, corriger des tournures de phrases que tu n’aurais pas capté parce qu’on a tous la tête dans le guidon quand il s’agit de notre histoire. Ça permet aussi de prendre du recul.

Attention, tu n’es pas obligé de prendre en compte tous les conseils de ton ou tes bêta-lecteurs ! L’œuvre doit, avant tout, te plaire. Une fois la bêta-lecture rendue, tu t’imagines bien que… Bah tu vas devoir refaire une relecture de ton œuvre, en prenant en compte (ou non) les conseils qui t’ont été donné.

3- Toujours plus de relectures !

Ça, tu peux le mettre en 2 ou en 3, c’est comme tu veux. Tu peux même décider que 1 relecture et 1 bêta-lecture, c’est AMPLEMENT suffisant. Certains en refont, après avoir laissé reposer leur livre, histoire d’avoir encore un autre point de vue et de nouvelles illuminations au moment de cette belle correction. Perso, j’ai des chapitres que j’ai déjà relu et corrigés plus d’une dizaine de fois !

Mais là, c’est comme tu le sens et tu le souhaites.

Pour ma part, je fais souvent deux « vagues » de bêta-lecture : c’est-à-dire que je fais faire une première bêta par une ou plusieurs personnes, je corrige derrière et je fais lire cette correction à de nouvelles personnes.

4- La correction orthographique

Jusque-là, on était sur des étapes qui se font que tu veuilles être édité ou auto-édité. Là, on va être plus spécifique à l’auto-édition, même si tu te doutes que pour envoyer un manuscrit à un éditeur, faut éviter de faire trop de fautes.

Attention, je te connais Jean-Mich ! Je sais que tu te trouves pas mal en orthographe ou que ta maman qui est prof de français a relu ton chef d’œuvre et l’a annoté 100% sans fautes. Nope, ça ne marchera pas (ou bien pas tout à fait).

L’auto-édition n’a pas bonne réputation, en partie à cause de ceux qui bâclent et la correction, et la couverture (et parfois même les étapes précédentes !). Si un lecteur butte à chaque phrase parce qu’il y a trop de fautes, non seulement il va s’arrêter de lire (enfer et damnation, surtout que le plot twist de la page 240 était incroyable !), mais en plus il va te faire mauvaise pub !

Alors investi dans le logiciel Antidote (à minima, même si c’est cher), dans plusieurs potes doués en orthographe, et/ou dans un correcteur pro. Oui c’est cher. Mais faut investir pour que ça paye (chaque buisness a besoin d’investissement, et ton livre en est un (de buisness hein)).

5- La sainte couverture

La couverture, c’est LE TRUC qui va faire qu’un acheteur va acheter. Tu peux avoir un bon speech, un incroyable livre, qualité 100% zéro faute… Si la couverture est moche, les 99% des gens vont passer à côté. J’écrirais bientôt un topic plus long sur les couvertures, comment en faire, en trouver, etc mais retiens bien ceci. Il faut que ce soit qualitatif. Si tu n’y connais rien en couverture, illustration ou graphisme, ne la fait pas toi-même ou alors forme toi sérieusement. Investi, encore une fois, chez un graphiste ou un illustrateur. Oui ça coûte entre 100 et 500 balles hein (la mienne je l’ai eu à 350e tout de même) MAIS ça vaut le coup. 

PS : c’est parfois dur de savoir ce qui fait une bonne couverture. On reviendra sur ce propos plus tard, dans un article dédié.

6 – Le résumé

Rien de particulier, il doit être accrocheur. Je reviendrais sur le sujet plus tard mais, après la couverture, le client va regarder le résumé. S’il est barbant, il conclura que le livre est barbant, donc même si ta couverture est incroyable, il n’achétera pas. Bonne nouvelle, ici tu ne dois investir « que » du temps.

7- La mise en page

Bon c’est top, tout est bon, mais là, MALHEUR ! T’as pas travaillé ton fichier word et tu te retrouves avec un livre immense (déjà vu) ou écris en tout petit. Un beau loupé Jean-Charles, mais t’inquiète, il existe des solutions !

Gratuit: tu le fais toi-même, armé de (beaucoup) de temps et de (beaucoup) de patience (faits avérés). J’en parlerais tout bientôt, donc t’inquiète poulette, ne panique pas!

Indesign: payant (24e par mois tout de même, 50 par mois si t’as la suite adobe creator, est-ce que tu sens la souffrance là?), il faut se former pour la prise en main, mais une fois que tu sais l’utiliser, tu fais une mise en page en 1h chrono.

8- Ca y est, t’as tout, tu t’es débattu avec la mise en page, la couv, les relectures infinies…

ET C’EST PAS FINI! Heureux? Bon déjà faut que tu trouves ta plateforme de publication (Kdp amazon, kobo fnac, librinova, BoD, à toi de choisir mais j’y reviendrais aussi, elle est pas belle la vie ?)

Oui tu pleures des larmes de sang, moi aussi t’inquiète.

Une fois que t’as publié (HALLELUJAH!), tu dois faire un dépôt légal de ton précieux bébé à la BNF (Bibliothèque Nationale de France). Pour ça, rien de plus simple, tu crées ton compte sur ce site https://depotlegal.bnf.fr/login.do , et ensuite tu dois leur envoyer un de tes livres brochés par la poste mais BONNE NOUVELLE, l’envoi est gratuit ! (Pas le livre par contre, désolée). Et pas de démarches pour les ebooks, si ça c’est pas beau !

Par contre, si tu écris de la jeunesse, faut aussi faire un dépôt supplémentaire ici https://www.justice.gouv.fr/justice-des-mineurs-10042/commission-cscpj-12129/ , tu dois envoyer deux livres et là c’est payant, donc nul, mais obligatoire si tu veux vendre au moins de 18 ans. Oui je sais, la vie c’est dure.

9- Quoi, c’est pas terminé ? Tu nous saoule Lucette !

Maintenant que t’es bien dég parce que t’as dépensé approximativement 1 millions d’euros pour écrire et publier ton fabuleux récit, il est temps de penser à quelque chose d’important et de précieux (même si ce que j’ai dit avant est tout aussi important et précieux !).

LA COMMUNICATION JEAN-MICH ! Mais qu’est-ce que cette bizarrerie ? Eh bien rien de plus simple, si t’es auto-édité, il faut trouver ET appâter ton public. Ouais comme Bobby, le chien de ton personnage Jodie, que tu appâtes avec des croquettes. Enfin presque, n’oublions pas que tu cherches à attirer des humains donc DÉPOSE CES CROQUETTES TOUT DE SUITE. Voilà, maintenant installe-toi.

Bien sûr, j’y reviendrais aussi (ça fait une sacré tonne d’articles à écrire), mais en gros, le mieux c’est de trouver de bons réseaux sociaux (instagram si t’aimes faire de belles photos et rencontrer une commu vraiment formidable, facebook si t’es plus à l’aise avec, tiktok si tu fais des vidéos drôles,…etc selon tes goûts !) pour faire ta promotion mais pas que !

Pour bien communiquer, tu peux : parler de tous tes malheurs à cause de ces différentes étapes, parler de ta passion pour les chiens qui s’appellent Bobby, faire de belles photos de ton nouvel ouvrage, partager les avis qui sont fait dessus, dévoiler une partie des futures aventures de Bobby et Jodie, trouver des partenaires d’écriture sur des forums, bref, faire ta tambouille. Les gens ont besoin de s’identifier à toi, et donc n’hésite pas à leur parler d’autre chose que de ton livre, mais un peu de ton livre quand même car c’est ton bébé et que regarde-moi ce beau boulot que t’as fait avec !

Voilà, c’était l’article résumé (pas très résumé) des étapes à suivre selon moi (en tout cas celles que je suis perso). Des articles plus précis viendront s’ajouter, j’y mettrais le lien quand ils seront rédigés ! Sur ce, bisous sur vos deux joues les amis ! 

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